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Mode de vie

Samin Nosrat : « La Cuisine M’a Sauvée » — Confessions d’une Cheffe Star

Salt, Fat, Acid, Heat a fait d’elle une star, mais l’a laissée déprimée et vide. Dans son nouveau livre Good Things, la célèbre cheffe partage les rituels qui l’ont aidée à se reconstruire.

Quand Samin Nosrat a publié Salt, Fat, Acid, Heat en 2017, elle a changé la façon dont des millions de personnes abordaient la cuisine. Le livre — et l’adaptation Netflix qui a suivi — a fait d’elle un nom familier. Mais derrière le succès public se cachait une réalité plus sombre.

Son nouveau livre, Good Things : Recipes & Rituals to Share With the People You Love, marque un tournant. C’est à la fois un livre de cuisine et un mémoire personnel, qui explore le lien entre la nourriture, l’amour et la guérison.

Good Things book

Avec plus de 125 recettes, des pancakes à la ricotta et à la crème aux cuisses de poulet façon kebab joojeh en passant par une focaccia très haute, le livre est une célébration de la joie de cuisiner pour ceux qu’on aime.

Pour célébrer la sortie de Good Things, Nosrat s’est entretenue avec Bazaar depuis son domicile d’Oakland, en Californie, pour parler de la redécouverte de la joie, de l’acceptation de soi et du pouvoir des rituels quotidiens.

Harper’s Bazaar : Commençons par le début de votre livre, la dédicace que vous faites à un certain nombre de personnes que vous avez appris à connaître autour de la table du dîner du lundi soir.

Samin Nosrat : La majorité des personnes sur cette liste sont ma famille du dîner du lundi, les personnes qui sont devenues ma famille choisie. Ce livre leur est dédié parce qu’elles m’ont soutenue pendant les moments les plus difficiles de ma vie.

Ce livre a été une vraie lutte pour de multiples raisons. Une grande partie de cela a été ce que j’ai traversé dans ma vie personnelle. J’étais dans une dépression profonde, et je ne savais pas si j’arriverais à écrire un autre livre.

Je me disais : je n’ai rien à dire. Je serais parfaitement heureuse de manger des quesadillas pour le reste de ma vie. Le pire de ma dépression, c’est que j’avais perdu tout intérêt pour la cuisine, qui avait toujours été ma passion et mon refuge.

Quand j’ai commencé à me reconstruire, j’ai ralenti, j’ai calmé ma vie, j’ai rendu mon monde très petit. Je me suis concentrée sur les petites choses : faire une promenade, cuisiner un repas simple, passer du temps avec les personnes que j’aime.

HB : Salt, Fat, Acid, Heat était un livre pour apprendre aux gens à cuisiner intuitivement pour qu’ils n’aient pas besoin de recettes, alors que ce nouveau livre semble être davantage un livre de cuisine traditionnel. Pourquoi ce changement ?

SN : Au départ, je voulais écrire un livre très différent, qui ressemblerait davantage à Salt, Fat, Acid, Heat. Mais plus j’essayais, plus je me rendais compte que ce n’était pas le livre que j’avais besoin d’écrire. J’avais besoin d’écrire quelque chose de plus personnel, de plus vulnérable.

À un moment donné, mon agent m’a dit : « Tu es toujours si dure avec toi-même, tu essayes toujours de réinventer le genre. Et si tu écrivais juste le livre que tu as envie d’écrire ? » Et c’est ce que j’ai fait.

HB : Comment avez-vous décidé ce que vous alliez inclure ?

SN : Je me suis souvenue d’un moment où je mangeais une salade de chou chez une amie, et je me suis dit : voilà ce que je veux partager. Pas des techniques compliquées, mais des moments de joie simples autour de la nourriture. Pendant deux ou trois mois, j’ai cuisiné sans pression, juste pour le plaisir, et j’ai noté ce qui me rendait heureuse.

C’est devenu une sorte de processus d’acceptation. Au lieu d’essayer d’être ce que je pensais que l’industrie de l’édition voulait que je sois, j’ai décidé d’être moi-même et de partager ce qui compte vraiment pour moi.

HB : Quelle est une recette de votre nouveau livre qui a une histoire particulière ?

SN : Il y a une boisson appelée sekanjabin ; c’est un sirop traditionnel persan à base de vinaigre et de menthe. Ma mère en préparait quand j’étais petite. Chaque fois que j’en fais, je me sens connectée à mes racines et à ma famille. C’est plus qu’une recette, c’est un héritage.

HB : Comment cultivez-vous la beauté, l’ancrage et la joie dans votre vie aujourd’hui ?

SN : Dans une vie très centrée sur les écrans, la cuisine et le jardinage sont les deux pratiques qui me sont vraiment accessibles au quotidien. Elles me rappellent de ralentir, de toucher la terre, de sentir les aliments. C’est ma forme de méditation.

Voici une de mes joies (elle montre son chien, Fava, à la caméra). C’est le monde de Fava, nous vivons juste dedans. Les petites choses, les rituels simples — c’est là que je trouve la vraie joie.

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